la_mer_noire

Tamouna s'apprête à fêter ses 90 ans avec toute sa famille. En attendant la soirée, entre les visites de ses enfants et petits-enfants, elle se remémore son adolescence géorgienne et surtout l'exil, à l'arrivée des bolcheviks au pouvoir.Tout le livre est construit avec l'alternance de ces deux époques : celle de Tamouna l'adolescente, l'été  où elle rencontre Tamaz, l'amour de sa vie ; celle de Tamouna la vieille dame, malade, seule, loin de son pays, pensant toujours à Tamaz.

C'est un livre en lequel j'avais beaucoup d'attentes, après avoir lu tant de bien sur la blogosphère. Même si je ne l'ai pas apprécié autant que j'aurais pu le faire, parce que je l'ai lu à une période où j'ai eu du mal à avoir l'esprit tranquille (varicelle, angine and co m'ont quelque peu perturbé la lecture), je l'ai trouvé beau. Beau parce que Tamouna, surtout âgée et seule, est très touchante ; beau parce que l'auteur dit l'exil et ses souffrances sans jamais en rajouter, avec cette écriture si sobre, si efficace pourrait-on dire : des phrases courtes, pas d'effets de style, tout est dit en peu de mots et tombe juste.

Kéthévane Davrichewy viendra peut-être dans ma bibliothèque en novembre ; je serai heureuse de la rencontrer.

3__toiles

Merci à Flo pour ce livre voyageur.